L’ampoule Plumen gagne le Brit Insurance Design Award

31 mars 2011

L’ampoule basse consommation ultra design Plumen 001 vient de gagner le prestigieux prix de design du London Design Museum.

Disponible en exclusivité suisse chez .eco, cette ampoule est faite pour être montrée.

Puissance lumineuse de 11w équivalent à environ 60w pour plus de 8000 heures d’utilisation.

Ovetto, la poubelle de tri design

26 février 2011

La poubelle de tri Ovetto, pur produit du design italien, est désormais disponible en magasin. Nous l’utilisons depuis quelques semaines et en sommes tombés amoureux…

3 clapets donnent accès à 3 bacs de tri d’une contenance de 30 litres permettant de trier au choix: papier, PET, alu, verre, compost, décjets ménagers, etc… Des stickers permetent de désigner le type de déchets pour chaque clapet.

Fabriquée en Italie, Ovetto a été conçue par le designer Gianluca Soldi et elle st un concentré de bonnes idées. Parmi elles: un pied pivotant permettant d’avoir accès facilement aux trois compartiments et un dispositif pour écraser les bouteilles PET sur le dessus de la poubelle. Une poubelle qui ose se montrer, plus besoin de cacher son tri au don d’une armoire, sous un plan de travail, Ovetto trouvera sa place dans toutes les cuisines, les bureaux ou les commerces.

Réalisée majoritairement avec du polypropylène recyclé, Ovetto est également fabriquée dans des ateliers employant des personnes en réinsertion.

Ovetto est désormais disponible chez .eco, les modèle blanc est en stock, les autres couleurs sont sur commande. ovetto chez .eco

ovetto white

The ReBuilding Center: recyclage direct de matériaux de construction.

21 février 2011

Encore une très belle idée dont on aimerait trouver la copie près de chez nous. Le ReBuilding Center propose des matériaux de construction récupérés sur des chantiers de démolition. Ses deux entrepôts de Portland (construits en matériaux récupérés) sont de véritables cavernes d’Ali-Baba remplies de portes, de fenêtres, de lavabos, de poutres…

L’association à l’origine de ce projet, Our United Villages,  propose non-seulement de valoriser des produits qui auraient autrement fini en décharge, mais par son propre service de dé-construction, elle fournit aussi du travail. La dé-construction nécessite en effet bien plus de personnel qu’une simple démolition au bulldozer.

L’association fait également don chaque année de plusieurs tonnes de matériel. A une époque ou l’on parle de plus en plus de matériaux de construction et de décoration écologique, cette idée devrait faire des petits…

via: la maison écologique N° 61,  crédit photo: Our United Villages

 

A magasin écologique, éclairage écologique? pas si facile…

13 août 2010

J’ai toujours été assez critique avec les magasins “écologiques” ou bio qui continuent à utiliser des centaines de watts d’éclairage en halogène ou ampoules traditionelles. Mon objectif est de questionner écologiquement tous les postes de l’entreprise, aménagement, éclairage, produits, communication, etc… Il n’est cependant pas toujours évident de trouver les solutions pratiques, économiques, disponibles et efficaces.

A la création du magasin, j’ai cherché une solution écologique mais qui devait être également économique, je n’avais pas les moyens d’investir dans une solution pro à  et l’éclairage de l’arcade, 4 néons, était aussi laid qu’insuffisant. J’ai opté pour une solution rail + spots + ampoules fluo-compactes économiques. Les rails sont des Global trac basic, fabriqués en Finlande, une solution non-professionnelle mais légère visuellement et facile à mettre en place.

Résultat après 2 ans, sans entrer dans le détail des polémiques autour des ampoules économiques (voir mon article à ce sujet), plusieurs problèmes se posent:

- L’éclairage est insuffisant. Les jours de temps gris, les ampoules ne produisent pas assez de lumière et une lumière trop jaune. L’ambiance dans le magasin est trop feutrée. J’ai résolu depuis partiellement ce problème en ajoutant plusieurs globes économiques Osram 18w, utilisé directement comme suspension et en mettant dans les spots des Osram mini-twist de 13w, la plus grosse ampoule qui entre dans mes spots. Il se trouve qu’étonnamment, ces ampoules produisent une lumière plus froide bien qu’étiquetées “blanc chaud”. L’éclairage est correct mais manque de clarté, de vivacité, de blancheur… Au total 410 watts d’ampoules sont déployées dans le magasin, ce qui reste à mon sens peu pour 90m2. A terme, suite au remplacement des dernières 7w par de 13w, cela devrai passer à 460w environ. L’objectif sera ensuite de trouver des solutions pour repartir en sens inverse et réduire cette consommation.

- La durée de vie du matériel, spots et ampoules, est insuffisante pour une solution professionnelle. J’avais acheté 2 type de spots, des spots simples à une ampoule type E27 qui tiennent très bien et des spots doubles ampoules orientables type GU10 qui ont lâchés l’un après l’autre. En plus le choix en GU10 s’est révélé problématique, la gamme d’ampoules étant plus restreinte. La durée de vie des ampoules est également inférieure aux attentes. A raison d’environ 50 heures d’utilisation par semaine, une ampoule économique devrait durer 160 semaines soit 3 ans environ (8 à 10000 heures). Si certaines ampoules sont là depuis 2 ans et semblent donc tenir leurs promesses, d’autres n’ont pas résisté et on déjà été changées.

La solution d’avenir? Passer au tout LED?

Dans l’absolu cela semble la solution idéale, durable et économique.

Les ampoules LED proposées actuellement dans le commerce sont cependant totalement insatisfaisantes. Je ne comprends pas que l’on vende une ampoule LED 1 ou 2 watts à plus de 30 chf, alors que la puissance indiquée équivaut à 10 ou 15 w.  Qui utilisait de ampoules traditionelles 10w? J’avais précédemment acheté une de ces ampoules, autant ne rien mettre! J’ai donc commandé des ampoules censément plus efficaces, soit une Bioledex 13w superflux et une Bioledex 5w format ampoule traditionnelle.

La Bioledex 13w (chf 65 sur internet) est assez efficace, LED blanc très froid, elle donne plus ou moins la même impression de lumière qu’un globe Osram 18w. Ce n’est donc pas une économie incroyable mais tout de même 5w par globe soit 40w pour la totalité du magasin. Le défaut: impossible de laisser l’ampoule à nu, la lumière est trop violente, il faut donc la mettre dans un abat-jour ou un globe opaque. Quelle sera la perte lumineuse à ce moment là? Je n’ai pas encore trouvé un globe pour essayer mais je pense que lq perte sera conséquente…

La Bioledex 5w (chf 19) est plus décevante, la lumière est diffuse et atteint à peine les performances d’une Osram économique 7w.

Peu d’économies d’énergie donc, reste à voir si la durée de vie de ces ampoules est aussi importante qu’on le dit. Rendez-vous dans 20 ans!

Je poursuis en attendant mes recherches pour une solution économique et écologique… si vous avez des suggestions, elles sont les bienvenues!

Retour d’expérience: stand Paléo 2010

29 juillet 2010

.eco a eu le plaisir de tenir un stand au Paléo Festival cette année.

Associé à une fondation sud-africaine (www.sanccob.co.za), notre stand se trouvait dans le Village de Monde, dédié à l’Afrique australe.

Cette première nous a causé un bon stress une semaine avant le festival. Au delà du plaisir, cette aventure présentait un risque financier relativement important. En dehors de la location du stand et de la tente, nous avons investi cette année dans un peu de mobilier et une machine à cartes de crédit fonctionnant sur le réseau GSM. Heureusement nous avons pu compter sur nos  fournisseurs pour nous mettre en dépôt la quasi-totalité de la marchandise du stand. 3 jours de montage, 6 jours de festival et 1 jours de démontage après, le pari est plutôt réussi. Notre stand a été bien accueilli, bien visité et le bilan financier est neutre. Pour une première année, c’est déjà bien!

Nous revenons avec plein d’idées pour l’année prochaine… en attendant, quelques photos:

stand .eco paléo

la devanture réalisée par l'équipe déco Village du monde

stand .eco paléo 2010

stand .eco

stand .eco paléo 2010

stand .eco

Le référendum contre la loi sur les horaires d’ouverture des magasins à abouti (aboutira)!

29 juillet 2010

.eco soutient ce référendum qui à déjà récolté plus de signatures que nécessaire.

En complément à l’argumentaire syndical concernant les employés des grandes surfaces, je pense que cette loi n’aura comme effet que de renforcer les grandes chaines et centres commerciaux au dépend du petit commerce.

En tant qu’indépendant, tenant seul un magasin (ce qui est le cas de nombreuses boutiques), il est tout à fait impossible de multiplier ainsi les heures d’ouverture. Engager quelqu’un pour ces seules heures serait de la pure perte puisqu’en réalité, le public ne se déplace pas pour faire son shopping hors des heures “classiques” d’ouverture. la majorité des gens préfèrent rentrer chez eux, profiter de leurs amis ou de leur famille.  Seules les grandes surfaces, avec un pool d’employés à horaires variables, peuvent se permettre sans trop de frais d’augmenter ainsi leurs ouvertures. Une très petite demande existe dans ces heures pour l’alimentaire, les grands vainqueurs seront donc les commerces ou centres proposant alimentaire et non-alimentaire.

Le résultat d’une telle loi est par avance connu: les petits commerces ne suivront pas et resteront fermés, inutile et impossible pour eux d’ouvrir plus. L’animation du centre ville, tant demandée par les défenseurs de cette loi, n’aura pas lieu. Seuls seront ouverts les grands centres de périphéries, les grands magasins (Ma..r, Glo..s) et les grandes chaines (Fn.c, Interdi……t).N’espérez pas que votre petite C..p de quartier sera ouverte plus largement, ce n’est pas rentable…

La concurrence exercée par ces grands acteurs se renforcera donc. Il est évident qu’une bonne partie des achats du soir ne seront qu’un report d’achats qui auraient pu être faits à un autre moment. Malgré la faible fréquentation, ce seront autant de consommateurs qui renforceront leurs habitudes auprès de ces magasins tout le temps disponibles, au détriment du petit commerce.

Cette loi est inutile pour tout le monde, employés, consommateurs, commerçants… Elle repose sur 2 fantasmes: le fantasme de la liberté totale de commerce et le fantasme du “paris-londres-tokyo”. Les tenants du libéralisme voient dans le commerce la quintessence du marché, la base de toutes leurs réflexion. Comme le marché doit s’autoréguler, le commerce doit être libre de le faire également. Peu importe si personne ne veut vraiment de plus d’ouvertures, c’est ainsi, c’est un dogme!  Or il n’est pas d’activité humaine qui échappe à la loi. L’importance même du commerce et de la consommation dans nos sociétés impose que celui-ci soit régulé. Les horaires d’ouverture font partie de cette régulation par la loi qui permet le “vivre ensemble”. Du côté des consommateurs, le fantasme est double. Je l’ai appelé “paris-londres-tokyo” mais j’aurais également pu l’appeler “fantasme du kilo de farine”. Tout le monde a en mémoire ce fameux soir ou il manquait 100 g de farine pour faire un gâteau, ou un oeuf, ou un décilitre de lait. Qui n’a pas maudit les magasins fermés ce soir là. De même, tout le monde revit avec plaisir ces soirées et week-end dans des capitales ouvertes en permanence pour satisfaire les touristes. Malheureusement, la somme des kilos de farine manquants ne suffisent pas à faire un chiffre d’affaire le soir et, évidemment ils ne concernent que l’alimentaire. Notez ensuite que chaque quartier possède son dépanneur ouvert le soir qui profite justement de cette niche d’après-fermeture. Personne n’est encore mort de faim à Genève devant la porte de la Mig..s… Navré ensuite de décevoir tout le monde mais malgré sa stature internationale, Genève n’est pas encore Paris. Le nombre de visiteurs étrangers n’atteint pas encore celui de la capitale française et ce n’est pas les résidents de l’Hôtel du Rhône qui vont faire tourner les boutiques de Plainpalais ou Carouge. A Paris ou Londres par ailleurs, sorti des quartiers touristiques, tout ferme à des heures bien plus raisonnables…

Cette loi est donc inutile et apporte un avantage concurrentiel aux grands face aux petits. Reste donc une question presque philosophique: voulons-nous réellement que la consommation soit le loisir N°2 après la télévision?

Le bio à moins de 1 euro, est-ce encore du bio?

22 mai 2010

Le nouvelle publicité d’Auchan en France annonce 50 produits bio à moins de 1 euro.

Faut-il se réjouir de voir le bio se démocratiser et ainsi toucher de plus en plus de monde, ou faut-il s’inquiéter de cette évolution?

La recherche permanent du prix le plus bas met clairement en danger l’équilibre économique de nos sociétés (lire à ce sujet le très bon livre “cheap, the high cost of discount culture”). Continuer à vouloir sauvegarder nos salaires, nos retraites, la gestion publique de notre santé et consommer toujours plus de produits à bas couts devient de plus en plus contradictoire.

Si l’on considère le bio, non seulement comme un ensemble de normes scientifiques de production, mais également comme une manière différente de produire et de consommer, le “bio-discount” est une mauvaise nouvelle. Le paiement d’un salaire juste, tout au long de la chaine, la persistance de petites structures de vente et de production ne permet pas d’abaisser à ce point les prix de ventes finaux.

Plutôt que de vendre du bio à bon marché, Auchan ne devrait-il pas augmenter ses caissière pour qu’elles puissent acheter du bio à prix “normal”?

Le jeu de la mort, mon Meuporg et moi…

1 avril 2010

Le documentaire “le jeu de la mort”, reprenant l’expérience de S. Milgram dans un cadre télévisuel à suscité de nombreuses réactions. Ce que j’ai trouvé particulièrement intéressant, ce n’est pas tant les résultats de l’expérience, qui sont malheureusement attendus, mais une petite séquence en fin de film qui indiquait le nombre d’heures passé en moyenne durant notre vie devant la télévision.
Passer plus de trois heures par jours devant la télévision semble être d’une banale normalité. Plus que de savoir si je/nous serions capable de tuer quelqu’un sous l’autorité d’une présentatrice sur le plateau d’une émission de télé (situation à laquelle nous avons peu de chance de nous confronter un jour dans la vie réelle) j’aurais aimé que l’on parle de l’influence sur nos comportements de ces heures de journaux télévisés, séries, télé-réalité et publicités. Quelle “autorité” à la télévision sur nos choix de citoyen, de consommateurs?
Et c’est là que j’en viens au “Meuporg”. Ce petit mot est le dernier buzz en date dans la communauté francophone de joueurs de jeux de rôle en ligne, type World of Warcraft, dont j’avoue faire partie. On le doit à un journaliste de France 2 qui à désespérément essayé de prononcé l’abréviation anglaise MMORPG (massively multiplayer online role-playing game) comme un acronyme.
Le résultat est ICI
La séquence dont est tirée cette perle concernait l’addiction aux jeux vidéo. Si je ne nie pas son existence dans certains cas extrêmes, je suis cependant intrigué par cette différence de traitement: passer 3 heures par jours devant un jeu vidéo est une addiction, passer 3 heures par jours devant la télévision est parfaitement normal. A nouveau, les documentaires sur le sujet sont d’une affreuse partialité, c’est à peine si les jeux, et principalement les jeux online, ne sont pas présentés comme une nouvelle héroïne rendant addict au premier click. Ces films ont malheureusement, comme pour “le jeu de la mort”, raté l’essentiel de la question. Quel modèle économique est développé par les créateurs de jeux online et de quels ressorts usent-ils pour créer un public captif? Voilà une question intéressante…

Ampoules économiques, une fausse bonne idée?

1 avril 2010

Après la peur de l’ampoule brisée au mercure, ce sont coup sur coup 3 problématiques différentes liées à l’utilisation des ampoules fluo-compactes qui ont fait l’actualité ces derniers temps:
- La confédération confirme que les ampoules économiques émettent des champs électromagnétiques et conseille de ne pas rester à moins de 30cm d’une ampoule.
http://www.news.admin.ch/dokumentation/00002/00015/?lang=fr&msg-id=32450
- La production de ces ampoules, comme de beaucoup d’autres technologies “vertes”, nécessite des “terres rares” ou lanthanides, or l’extraction et le traitement de ces composants est loin d’être durable.
http://www.eco-info.org/spip.php?article157
- Plus étonnant, en regardant l’émission “La vie en vert” j’ai appris qu’une étude de l’université de Toronto annonce une augmentation de la production de gaz à effet de serre au Québec suite à la suppression des ampoules classiques. Les ampoules à filament, ou ampoules Edison, “perdent” environ 90% de leur énergie en chaleur. Or cette chaleur, qui selon cette étude est partie prenante du chauffage de nos logements, provient de courant électrique (qui au Québec provient à presque 100% de l’hydro-électrique) CQFD. Leur suppression entrainerait donc une augmentation des dépenses de chauffage, donc de mazout, de charbon ou de gaz naturel, donc une augmentation des gaz à effet de serre.
Cette conclusion est bien évidement nuancée ( http://www.cyberpresse.ca/environnement/200809/08/01-666591-les-ampoules-fluocompactes-plus-vertes.php ) mais le débat semble intéressant pour Genève ou le chauffage et l’eau chaude représentent près de 50% de l’utilisation des énergies fossiles.
Si aucune de ces informations prise séparément ne me ferait changer d’avis sur l’utilisation, au magasin comme à la maison, d’ampoules économiques l’ensemble de ces données commence gentiment à faire passer les ampoules économiques pour une fausse bonne idée…
Surtout si l’on ajoute deux constatations que chacun peut faire aisément: la durée de vie annoncée n’est franchement pas toujours au rendez-vous et la puissance lumineuse n’y est pas toujours non-plus.
Il ne reste plus qu’a espérer une percée des lampes LED et des futures OLED pour pouvoir définitivement accéder à une lumière économe et sans dangers (?hum!).
En conclusion, ce qui est le plus dérangeant, je pense, c’est cette annonce tonitruante de l’interdiction des ampoules à filaments faites comme “geste écologique de premier ordre” par les mêmes gouvernements qui enterrent Copenhague, les taxes carbone et leurs autres engagements écologiques.
Une dernière petite épine dans le pied des éco-ampoules: le transfert de la production vers l’asie
http://www.usinenouvelle.com/article/ge-ne-brille-plus-en-hongrie.N120690


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